Gramicci AW26 — Le pantalon d’abord
Yosemite, années 1970. Sur le granit d’El Capitan et du Half Dome, une bande de grimpeurs californiens, les Stonemasters, invente une escalade plus rapide et plus libre. Leurs vêtements suivent mal : pantalons de peintre, surplus militaire, rien qui laisse monter le genou jusqu’à la poitrine.
Mike Graham est l’un d’eux ; sa mère lui a appris à coudre. En 1982, il fonde Gramicci, d’après un surnom qu’il s’était donné lors d’une ascension « tout italienne » du Half Dome, tentée par des grimpeurs dont aucun n’était italien. La marque est aujourd’hui basée au Japon, mais le principe n’a pas changé : un vêtement se juge à la liberté de mouvement qu’il laisse.

Un gousset, une sangle
Le pantalon d’escalade Gramicci tient en deux détails. Le premier est un gousset en losange cousu à l’entrejambe, emprunté à un pantalon de kung-fu : on peut lever la jambe haut, jusqu’à l’écart complet, sans que la couture tire. Le second est une sangle en nylon intégrée à la ceinture, inspirée des bretelles de sac à dos. On la serre ou on la relâche d’une main, par-dessus une taille élastique.

Le Gramicci Pant Black reprend ce modèle de 1982, le G-Pant, en twill de coton biologique : ample aux cuisses, légèrement resserré vers la cheville. Même coupe en Double Navy, Olive et Chino. Le Gramicci Pant Straight Fit Black garde le gousset et la sangle mais descend droit, avec un bas un peu plus large qui tombe mieux sur une chaussure montante ; le Dobby Plaid Straight Fit Stone la décline en toile à petits carreaux.

L’hiver passe par le tissu
Pour l’automne-hiver 2026, Gramicci garde ses coupes et change les matières. Le Winter Twill Classic Pant Ink est tissé plus épais, avec une main proche de la moleskine. Le Corduroy Gramicci Pant, en velours côtelé de coton, existe en noir et en Toned Olive. Le Japanese 5-Pocket Denim Pant passe au denim japonais de 12 oz, lavé après confection : cinq poches comme un jean, mais toujours la taille élastique et la sangle.
La Venture Skirt Ink est une jupe midi dans ce même twill d’hiver brossé. La WR Convertible Skirt Black, déperlante, se raccourcit : le bas se détache par un zip. Le WR Cargo Pant Black reprend cette toile déperlante sur une coupe large. Le Gadget Pant Brown Pigment et le W’S Brooks Pant Black, pour femme, élargissent encore la jambe.

Molleton, mohair, doudoune
Les sweats One Point portent un petit logo brodé côté cœur sur un molleton de coton : One Point Crew Vintage Black, Crew Stone Blue et Zip Hooded Vintage Black. Le Mohair Splatter Sweater Slate Speckle apporte la maille : un pull ample, moucheté de brun et de gris, où le mohair et la laine se mêlent à l’acrylique et au nylon. Le même fil existe en cardigan Taupe Speckle et en bonnets Slate et Taupe.
Pour le froid, la Coldfront Down Jacket Check, doudoune à carreaux avec capuche, et la Reversible Sherpa Plaid Jacket, qui se porte côté polaire sherpa ou côté nylon ripstop.

Une campagne en plein air
La campagne de la saison a été photographiée par Owen Hope et Ewan Soutar, photographes et highliners, pour Steep Learning Group. On y voit des jeunes gens suspendus à une sangle au-dessus d’une rivière, à vélo dans un torrent, sous une tente ou dans une prairie. Highsnobiety y a reconnu un catalogue outdoor des années 1990 : pas de membrane technique, des vêtements qu’on garde ensuite en ville.
Les photos de studio viennent du lookbook « Fall 26 Classics » : les modèles de base, en teintes d’automne.

La sélection Gramicci AW26 est chez ADG Studio, 15 rue de la Poste à Grenoble, et en ligne.
Gramicci Pant Black
Winter Twill Classic Pant Ink
Japanese 5-Pocket Denim Pant
Venture Skirt Ink
WR Cargo Pant Black
Mohair Splatter Sweater
Photos : Gramicci — campagne Fall & Winter 2026 (photo Owen Hope et Ewan Soutar pour Steep Learning Group, retouche Alex F Webb) et lookbook Fall 26 Classics ; visuels portés des pièces : fiches produits Gramicci.